Émissions de gaz à effet de serre

 
 
 

Émissions de gaz à effet de serre

publié le 27 novembre 2020 (modifié le 5 janvier 2021)

Premier émetteur de gaz à effet de serre (GES)(?), le secteur des transports est responsable du tiers d’entre elles en région Centre-Val de Loire.

Des émissions en diminution

6,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 d’émissions de gaz à effet de serre étaient dues au secteur des transport en 2016 en région Centre-Val de Loire. Représentant 32,3 % (les transports non routiers comptant pour 0,2 %) des émissions totales de la région, le secteur des transports routiers en est le premier émetteur devant les secteurs de l’agriculture et de l’industrie. Issues en premier lieu de la combustion des carburants pétroliers, ces émissions sont essentiellement composées de CO2 (6,2 millions de tonnes, soit 97 % des émissions de GES du secteur).

À l’échelle régionale, et quoique ces chiffres soient encore élevés, les émissions totales de gaz à effet de serre sont en diminution de 22 % entre 2008 et 2016. En repli de 15 % sur la même période, les émissions du seul CO2 connaissent toutefois un repli moins rapide.

Outre les émissions de GES, le secteur des transports est également un gros producteur de polluants à effet sanitaire. Parmi ceux-ci, en 2016, 66 % des émissions d’oxydes d’azote (24 225 tonnes, 1er secteur émetteur), 29 % des émissions d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (973 kg, 2e secteur émetteur) ou 18 % des émissions de particules fines de moins de 2,5 µm (1 226 tonnes, 3e secteur émetteur) sont dues au secteur des transports dans la région.

[Source : OREGES & Lig’Air, plateforme ODACE]

Une région qui favorise des déplacements plus émetteurs

Un navetteur de la région émet en moyenne 770 kg de CO2 par an, pour aller travailler ou étudier. Ce chiffre, qui classe la région dans les deux moins performantes de France, trouve son explication dans la proximité de l’Île-de-France et la périurbanisation(?) marquée dans la région, qui induisent une distance moyenne, parcourue par les navetteurs, supérieure à la moyenne nationale.

Des pôles urbains qui concentrent les émissions

Les territoires aux densités les plus fortes concentrent les émissions de CO2 les plus importantes (voir carte). Les émissions par habitants sont cependant moindres dans les pôles des aires urbaines de la région, et plus fortes dans les couronnes périurbaines et les communes multipolarisées. La présence d’un tramway semble avoir un effet positif sur l’efficacité carbone des villes.

Pour en savoir plus : https://www.insee.fr/fr/statistiques/1293002

Des efforts importants à fournir pour atteindre les objectifs de réduction des émissions

Dans « Contribution de l’ADEME à l’élaboration de visions énergétiques 2030-2050 », l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie met en lumière les efforts à fournir pour atteindre les objectifs internationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Pour aller plus loin : le document sur le site de l’ADEME

Une proportion plus importante des véhicules neufs moins polluants

La tendance à l’effacement des motorisations diesel, au profit des motorisations essence, se confirme en région. Pour la première fois depuis bien des années, les véhicules à motorisation essence ont ainsi constitué, en 2018, plus de la moitié des immatriculations.

Dans le même temps, les immatriculations des véhicules électriques (en totalité ou hybride thermique) sont en hausse constante, pour atteindre 4 458 unités immatriculées en 2018. Quand bien même elles ne représentent que 6,4 % des immatriculations, leur nombre a été multiplié par 13 depuis 2010.

Immatriculations de véhicules particuliers neufs en Centre-Val de Loire par motorisation :

Année Essence +
Essence-GPL
Gazole Hybride
électricité
Électricité Autres TOTAL
2013 18287 39064 1521 378 4 59254
2014 20350 37451 1405 515 3 59724
2015 24763 36243 1849 790 0 63645
2016 29147 33671 1865 972 5 66660
2017 32836 31200 2487 1009 6 67538
2018 38787 27301 3378 1080 0 70546
Évolution 2017/2018 +18,1 % -12,5 % +35,8 % +7,0 % -100 % +4,5 %
Évolution 2013/2018 +112,1 % -30,1 % +122,1 % +185,7 % -100 % +19,1 %

Source : SDES – RSVERO, Données sur les immatriculations de véhicules